Avons-nous un corps ?

Avons-nous un corps ?

Cette dissertation a été rédigée par Romain Treffel en septembre 2017 dans les conditions de l’épreuve.

Dans les années 1970, les femmes militant en faveur du droit à l’avortement ont popularisé le slogan « Mon corps m’appartient. ». Leur revendication reposait donc sur le principe de la propriété de soi-même, selon lequel chaque individu est maître de son corps et libre de conduire sa vie comme il l’entend. Or, si l’avortement a été dépénalisé par la loi Veil de 1975, la liberté de disposer de son propre corps se heurte encore à diverses limites morales et légales (interdiction de la prostitution, de la gestation pour autrui, de la vente d’organes, etc.), lesquelles suggèrent que la relation du sujet à son corps ne pourrait être réduite à celle d’un propriétaire à sa propriété. Il semble dès lors nécessaire d’interroger la nature de cette relation.

Par « corps », il faut tout d’abord entendre ici le corps organique de l’individu, c’est-à-dire la partie matérielle d’un être animé, l’homme ou l’animal, par opposition à la partie immatérielle, l’âme ou l’esprit ; mais peut-être faut-il aussi comprendre…

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