racisme Hitler Mein Kampf

Le racisme de Hitler valorise la pureté de la race. Le futur chef du IIIe Reich affirme dans Mein Kampf que les races sont fondamentalement inégales parce que la vie est un combat où les forts sont voués à soumettre les faibles. Dans son idéologie, les Allemands sont les héritiers d’une « race des seigneurs » dont le destin est de dominer les races inférieures sans compromettre sa pureté.

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Le racisme de Hitler est fondé sur un mythe. Il repose sur la croyance en une fantasmatique race nordique qui serait la race principale composant le peuple allemand, celle qui lui conférerait sa grandeur. En effet, elle aurait eu un destin exceptionnel : ayant d’abord habité l’Atlantide, elle serait à l’origine de tous les accomplissements civilisationnels de l’Antiquité – en Égypte, Iran, Inde, Grèce, Macédoine, et à Rome. Le racisme de Hitler souligne les caractéristiques physiques des individus nordiques : ils se reconnaissent à leur grande taille et à leur foncière blondeur, laquelle se retrouve par exemple dans les « cheveux d’or » d’Apollon. Ils incarnent un idéal de beauté qui reflète leur volonté et leur supériorité. Cependant, cette aristocratie de la race nordique a été dégradée par les races étrangères (notamment les Espagnols et les Africains). Or, « tout croisement, écrit Hitler, de deux êtres de valeur inégale donne comme produit un moyen-terme entre la valeur des deux parents. […] Un tel accouplement est en opposition avec la volonté de la nature qui tend à élever le niveau des êtres » (Mein Kampf). La race nordique a encore été abâtardie au Moyen Âge. Le métissage continu de la France l’y a par exemple quasiment éliminée, ce qui explique la dérive de son histoire, symbolisée par la Révolution. Plus fondamentalement, Hitler voit la race nordique assiégée par la mollesse du christianisme et par le cosmopolitisme capitaliste.

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Le racisme de Hitler établit une hiérarchie des races

Le racisme de Hitler met en évidence une race supérieure. Il identifie commodément les Aryens comme les descendants de la race nordique, dont la loi de l’évolution affirmerait la nécessaire victoire complète et définitive pour le bien de l’espèce. En effet, l’homme ne peut s’opposer au processus en apparence cruel à l’œuvre dans la nature qui, en éliminant l’être faible et en renforçant l’être sain, fait des Aryens la meilleure race, responsable de l’épanouissement de la civilisation. « [La civilisation], pose Hitler, repose exclusivement sur les capacités de l’Aryen et sur le fait qu’il reste lui-même » (Mein Kampf). L’Aryen se sacrifie d’instinct à l’intérêt supérieur de sa communauté et lui permet ainsi d’accomplir de grandes choses. Le racisme de Hitler affirme que les races inférieures, elles, ne sont jamais la source de la civilisation, car elles recherchent le confort individuel et ne peuvent qu’appliquer l’œuvre de la race supérieure. L’histoire obéit en réalité toujours au même schéma : une poignée d’Aryens soumettent un peuple étranger et se servent de ses ressources et de ses individus pour créer une civilisation ; ils se laissent cependant aller au mélange des races, ce qui donne des individus au teint plus clair dans la population conquise. La pureté des Aryens peut néanmoins être retrouvée par l’eugénisme, en mariant les couples à un jeune âge, en favorisant leur procréation, en entraînant les corps et en interdisant la reproduction des individus considérés comme malsains.

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Le racisme de Hitler condamne des races inférieures. Il repose plus précisément sur une classification des races en fonction de la pureté de leur sang : les peuples blancs d’origine allemande ou anglo-saxonne (Anglais, Scandinaves, Flamands, etc.) sont en dessous des Aryens ; en tant que métis, les peuples méditerranéens (français, italiens, espagnols, etc.) leur sont inférieurs ; les Asiatiques, les Noires et les Slaves sont méprisés en tant que sous-hommes ; enfin, les Juifs et les Tziganes sont des parasites que la race supérieure doit exterminer. Le racisme de Hitler se focalise tout particulièrement sur le peuple juif comme adversaire des Aryens – les deux peuples auraient un projet de domination mondiale. S’il reconnaît aux Juifs certaines facultés intellectuelles, il explique leur infériorité à la fois par le fait qu’ils auraient tout emprunté aux civilisations où ils ont vécu, et par leur prétendue incapacité à se sacrifier pour un intérêt supérieur. Ils ne sont pas de vrais nomades, car ils s’épanouissent en parasitant les nations (ils sont des « destructeurs de culture »). Dans son délire, Hitler leur reproche même par exemple « d’avoir intentionnellement amené les Nègres en Rhénanie, afin de détruire la race blanche détestée par l’abâtardissement » (Mein Kampf). Pour le fondateur du nazisme, les philosophies progressistes, le socialisme, la révolution russe de 1917 ou encore la création d’un État national en Palestine sont autant de manifestations disparates du complot juif pour asservir l’humanité.

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